Les ressorts du harcèlement institutionnel

Qu’est-ce qui a conditionné le « management par la menace », dont Lombard & Co sont les emblèmes, et qui ouvre sur un procès du 6 mai au 12 juillet 2019 ?

Pour donner à le sentir, nous reproduisons ci-dessous le deuxième épisode d’une petite BD en trois volets parue dans le bulletin mensuel de Solidaires Et voilà…[1], ainsi que dans la revue Les utopiques[2]. Les dispositifs du « management » en eux-mêmes, par l’individualisation du travail et la casse des collectifs qu’ils mettent méthodiquement en place, induisent en bien des cas une perte de sens de son métier et de son identité professionnelle dont l’issue peut être dramatique.

Dans ce deuxième épisode, Mark Damian, ancien chef d’équipe d’agents des lignes devenu contre son gré « manager » d’un plateau de centre d’appels, supporte visiblement très mal qu’on lui demande de mettre en place des réunions infantilisantes d’adhésion à l’idéologie d’entreprise. Et on aura compris que ces nouvelles formes d’organisation du travail, soubassements du harcèlement institutionnel, n’ont en aucun cas été révisées depuis les drames du travail qui se sont produits et perdurent encore, à Orange comme ailleurs.


  1. Voir les bulletins n°57, 59 et 60 : https://solidaires.org/Bulletin-Et-voila
  2. Voir le n°9 : Travail : changer tout !, p. 90.

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